novembre 2017 / François Xavier Rouyer et la promotion 2018 créent L'autre cool

novembre 2017 / François Xavier Rouyer et la promotion 2018 créent L'autre cool

L’autre cool
Texte et Mise en Scène : François-Xavier Rouyer

Dans le futur, l’humanité est devenue un vaste flux d’informations dont certaines regrettent le bon vieux temps où on avait un corps, le même du début à la fin, qui était source d’infinies douleurs et d’infinis plaisirs. Ces entités essayent donc de rejouer quelque chose de cette époque, de retrouver ce que pouvait être l’état des hommes et leurs façons de vivre ensemble, en 2018 par exemple. Comédie archéologique, pourrait-on dire, l’autre cool tente d’imaginer depuis un point de vue projeté dans le futur, ce qu’on pourra penser de nous, de nos us et coutumes, de nos rêves, de nos peurs comme si des robots visitaient dans cinq cent ans le musée de notre Pompéi contemporaine…

Lorgnant à la fois vers la science-fiction soft et la comédie de mœurs, je rêve d’une certaine manière d’un Tchekhov au pays des robots. Des « entités informationnelles » tentent de recréer une société ou tout du moins de donner l’illusion de liens, des intelligences artificielles se persuadent entre elles de leur bonne fois, essaient de trouver le ton « naturel » pour dire telle ou telle chose. Le modèle originel humain non augmenté est brisé mais on essaiera à tout prix d’en donner la copie la plus exacte possible…On ne cesse de dire – depuis toujours – « c’était mieux avant », comme si la civilisation était une marche forcée vers son propre déclin et la société ne nous donne pas d’autre choix qu’être du côté des conservateurs ou de celui des modernistes. Avec ce spectacle, en choisissant un point de vue spéculatif, c’est un écart et peut-être un entre-deux, un juste milieu que je cherche, un chemin dans la jungle aussi bien qu’une réconciliation, une ligne de crête entre deux montagnes magiques. J’ai déjà eu l’occasion l’an passé de travailler avec la promotion 18 de l’ENSAD que j’avais particulièrement apprécié. Durant le stage de cinq semaines, j’avais écrit pour eux un texte concis Pour une mine d’or qui avait donné lieu à un travail au plateau. Le texte de L’autre cool s’inscrit dans la lignée de ce premier de texte écrit rapidement. Il en est comme la forme mature et accomplie.

François Xavier Rouyer

 

 

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